Réforme de l’AEFE : Quelles perspectives ?

Depuis quelques mois, la réforme de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger est à l’ordre du jour. Mise à mal dès l’arrivée de la nouvelle majorité avec une coupe de plus de 30 millions d’Euros sur sa subvention publique en 2017 (décidée en juillet 2017), l’AEFE a imposé aux établissements, c’est-à-dire aux parents d’élèves, une augmentation de la « taxe » qu’elle perçoit sur les frais de scolarité de 6 % en 2017 à 9% dès janvier 2018. De plus, elle a annoncé de nombreuses suppressions de postes d’enseignants titulaires, malgré une augmentation du nombre d’élèves scolarisés.

Alors que la rentrée 2018 se prépare, certaines nouveautés sont à noter :

1./ Pour l’instant, il semble que la pression soit moins forte qu’en 2017 et 2016 sur les détachements et renouvellements de détachements. Il faut toutefois rester très vigilants.

2./ Dans la foulée de la suppression de la subvention publique, le Ministère des Finances a autorisé des opérations de change permettant de convertir en Euros des sommes détenues en monnaies non convertibles par plusieurs établissements en gestion directe. Cette situation engendrait une lecture du bilan de l’AEFE plus favorable que les actifs réels disponibles de l’AEFE.

Le Président de la République a demandé à disposer d’un projet de réforme pour l’été 2018. Cela concernera-t-il l’enseignement français ? La coopération éducative ? L’ensemble des actions en faveur de la francophonie ? Rien n’est clair pour l’instant.

Quoi qu’il arrive j’espère que les orientations choisies :

– Ne dilueront pas la spécificité de l’enseignement français homologué à l’étranger qui doit rester une colonne vertébrale de nos autres actions de coopération éducatives et linguistiques,

– Que l’enseignement français à l’étranger continuera à partager une même norme avec l’enseignement en France, mais que les expériences intéressantes menées à l’étranger favoriseront les réformes en France, et catalyseront les adaptations aux contextes locaux,

– Que la politique d’aide à l’accès à l’enseignement pour les Français (les bourses scolaires) restera possible, sera évaluée et disposera de moyens complémentaires permettant une indispensable amélioration du barème,

– Qu’une politique de recrutement et de mobilisation de l’ensemble des moyens disponibles permettra de répondre à une demande d’enseignement français en pleine croissance et qui est souvent solvable. La France doit pouvoir bénéficier de cette attractivité.

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