12 avril 2017 : ma rencontre avec Alpha Condé, Président de la Guinée

Avec le Président Gérard Larcher et le vice-Président de la Commission des Affaires étrangères, Christian Cambon, nous avons reçu le 12 avril au Sénat le Président de la République de Guinée, Monsieur Alpha Condé. Une visite particulière, puisque c’était la dernière visite d’Etat du mandat de François Hollande.

Il s’agissait aussi de la visite du Président en exercice de l’Union africaine et ce fut l’occasion pour lui d’indiquer combien il tenait à ce que la sécurité en Afrique puisse être prise en main par les pays africains eux-mêmes, tout en soulignant le rôle clef que la France avait eu au Mali… Alpha Condé a souligné, qu’il convenait encore, quatre années après de rester vigilant, tant la situation politique reste fragile. Sur l’ensemble du continent, l’intervention franco-britannique en Lybie a eu des effets destructeurs qui pèsent aujourd’hui sur la sécurité des pays et les moyens qui peuvent être consacré à l’éducation et au développement.

Alpha Condé a rendu hommage à l’engagement de la France dans la lutte contre Ebola. J’avais pu mesurer les moyens mis en place par l’armée française en avril 2015 lors d’un passage à Conakry pour détecter et soigner les personnes impliquées dans la lutte contre Ébola.

Cette rencontre fut pour moi l’occasion d’indiquer que nous étions ouverts à une coopération interparlementaire plus intense afin d’échanger nos expériences de travail. J’espère que nous pourrons ainsi accueillir prochainement au Sénat des collaborateurs de députés guinéens. La démocratie, c’est aussi disposer d’un parlement disposant d’outils pour communiquer sur son action (Le président de l’Assemblée nationale de Guinée m’avait fait visiter la radio parlementaire lors de mon dernier passage à Conakry), assurer la transparence et la mémoire de ses travaux -il y a beaucoup à faire dans ce domaine-.

La démocratie, elle n’est complète que lorsque celle-ci s’écrit aussi au niveau local, car elle permet de démultiplier les responsabilités, les engagements au plus près des besoins des citoyens. Les élections locales sont depuis des années le point de discorde majeur entre l’opposition et la majorité. La mouvance présidentielle rejetant parfois sur la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) les retards qui sont pointés par l’opposition et conduisant à des reports répétés de ces élections. Nous avons signalé au Président guinéen la disponibilité du Sénat, représentant des territoires, à accompagner l’évolution de la Guinée dans ce domaine.

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