Mon soutien à Vincent Peillon

J’apporte mon parrainage et mon soutien à Vincent Peillon dans le cadre de la primaire de la gauche.

Je le fais car je suis en accord avec sa démarche et qu’il est crédible pour l’incarner.

L’éthique en politique c’est d’assumer ce qu’a fait notre majorité au cours de cette mandature. Pas pour s’engager sur un plaidoyer sans faire d’inventaire ni parler clairement de nos erreurs. Mais pour montrer ce qui a été fait et qui a été positif pour le pays. En politique étrangère, dans l’action européenne, dans le domaine de la sécurité, dans le rétablissement de la stabilité financière de notre protection sociale, tout en renforçant l’efficacité, dans la préoccupation de rétablir la compétitivité des entreprises, la stabilité de leur gouvernance, leur capacité d’innovation. Assumer ce qu’a fait notre majorité, c’est aussi rappeler le bilan économique, financier mais aussi moral déposé par le gouvernement Fillon en 2012 et qui a rendu si difficile notre action tant l’économie, le tissu industriel de la France étaient dégradés.

L’éthique en politique c’est aussi de faire sans concession le solde de nos erreurs, de nos faiblesses, de nos hésitations. On ne s’oppose pas aux idées de l’extrême droite en s’excusant de ne pas les partager, mais en les combattant, en voulant démontrer sans relâche qu’elles seraient néfastes pour le pays, pour sa cohésion. L’éthique en politique c’est d’être aussi préoccupé par la défense des libertés, de l’état de droit avec la même vigilance, que l’on soit dans l’opposition ou au gouvernement.

En cet instant, à gauche, il n’est pas imaginable que nous participions aux chœurs de ceux qui voient dans les frontières, les stigmatisations et la crainte de l’autre une solution pour l’avenir. Quelle que soit sa nationalité, son lieu de vie un être humain aspire à une vie meilleure, à la dignité, à l’émancipation. Personne ne peut penser de solution durable en inscrivant son action dans l’affrontement et la méfiance entre les peuples. Les dangers du monde obligent à se préparer à ce risque, mais pas à le nourrir. Nous devons affirmer que mettre en commun des éléments de souveraineté avec des pays qui partagent nos valeurs, c’est, lorsque c’est bien fait, pouvoir peser plus sur le monde et son évolution et gagner, ainsi, ensemble une souveraineté nouvelle.

La démarche de Vincent ne me semble pas l’aboutissement d’une ambition personnelle nourrie et servie au cours de longue année, mais un outil pour une démarche collective. C’est peut-être une faiblesse, au départ, face à ceux qui se préparent à cette primaire depuis des années, mais cela deviendra une force si ceux qui se retrouvent dans les idéaux de progrès et de solidarité parviennent à retrouver confiance en eux et entre eux.

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