Le 20 septembre dernier, j’étais l’invité de Public Sénat pour commenter l’action internationale de François Hollande

Le 20 septembre dernier, j’étais l’un des invités de l’émission « On va plus loin » avec Jean-Marie Bockel, Isabelle Veyrat-Masson et le Général Dominique Trinquand sur le bilan de la politique étrangères de François Hollande, à l’occasion de son intervention à l’ONU.

http://replay.publicsenat.fr/…/jean-marie-bockel,ber…/217348

Alors que François Hollande a eu des paroles très fortes lors de son allocation à l’ONU sur les crimes en cours en Syrie, c’est sur ce point que le bilan effectif est assez contesté. Les intentions, les indignations exprimées depuis 2012 n’ayant pas permis de faire émerger une solution politique par la négociation et/ou avec un rapport de force suffisant. Le jeux des grandes puissances conduit aujourd’hui à un atroce crime contre l’humanité que le monde regarde en direct et en spectateur.

François Hollande a su reconstruire une relation apaisée avec des pays comme le Mexique, le Japon, l’Algérie, la Turquie…

Au Mali, en Centrafrique les interventions françaises furent indispensables à un moment critique.

Avec l’Iran, même si j’ai été sceptique à certains moments, l’action de la France a permis de rendre l’accord avec l’Iran acceptable à ceux qui le contestaient par principe.

En Ukraine, c’est une initiative franco-allemande qui a évité le pire, même si les accords de Minsk restent une feuille de route contestée, et dont les principes relatifs au respect du territoire ukrainien ne sont pas mis en œuvre.

Le plus beau succès, c’est assurément l’étape de la COP21, la mobilisation des diplomaties et des pays de la planète sur des constations et une analyse du risque qui nous impose, maintenant d’agir.

Le principal défaut, en politique internationale comme en politique européenne, c’est d’avoir agi de manière rationnelle mais sans exprimer une vision globale inscrivant chaque action, chaque proposition dans une perspective et une vision globale. Une action « en réaction » plutôt que la mise en œuvre d’une vision. En politique internationale c’est probablement inévitable, dans un monde multipolaire. Mais en politique européenne, on voit les limites de cet exercice…

Pour compléter le tout, même si cela n’a pas été évoqué dans l’émission, je pense à l’implication de notre diplomatie pour la libération de nombreux Français victimes de l’arbitraire, de M. Altaoui, menacé d’une exécution. Je regrette que ces années n’aient pas vu un effort plus soutenu pour notre diplomatie culturelle, celle qui permet d’avoir des interlocuteurs qui nous comprennent dans chaque pays du monde.

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