Ma question sur le devenir des établissements scolaires pilotés par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger en Tunisie

Publiée dans le JO Sénat du 11/02/2016 – page 501

M. Jean-Yves Leconte attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur le devenir des établissements scolaires pilotés par l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en Tunisie, devenir remis en cause par la suppression de postes de personnels résidents non compensée par une baisse correspondante des frais de scolarité.

En effet, à l’occasion de la convocation extraordinaire de deux conseils des établissements régionaux de la Marsa et de Tunis (Tunisie), il a été signifié à leurs membres la décision de l’AEFE de supprimer six postes de résidents et leur remplacement par des recrutements locaux sans aucune concertation préalable.

Il s’agit de : deux postes de professeur des écoles ; un poste de professeur de sciences physiques ; un poste administratif ; un poste de professeur d’histoire-géographie ; un poste de conseiller principal l’éducation.

Dans la situation sécuritaire actuelle de la Tunisie, qui implique pour ces établissements de nouvelles dépenses, alors que des investissements lourds sont déjà prévus et que le contexte local rend difficile le recrutement, cette décision apparaît comme inadéquate. Les titulaires détachés seront bientôt minoritaires dans les établissements alors que les frais de scolarité augmentent en moyenne de plus de 8 % par an.

Cette décision apparaît en totale contradiction avec le plan d’action stratégique de l’AEFE qui précise : action 93 : instaurer un seuil plancher-plafond de titulaires au sein des établissements ; action 94 : mettre en œuvre une gestion prévisionnelle des emplois sur trois à cinq ans.

Dans ces conditions qui remettent en cause le pilotage des établissements scolaires par l’AEFE, il souhaite savoir, si l’explication de cette décision est exclusivement budgétaire, pourquoi le Gouvernement s’est opposé au maintien par l’Assemblée nationale des crédits complémentaires votés par le Sénat au profit de l’AEFE et pourquoi il s’est opposé à un mode de calcul du plafond d’emplois prenant en compte la part de plus en plus significative de salaires des personnels résidents pris en charge par les parents d’élèves.

Transmise au Ministère des affaires étrangères et du développement international

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s