Réforme de la gouvernance de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) : la droite sénatoriale s’oppose à une nécessaire évolution !

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 18 juin 2015

Le sénateur PS Jean-Yves Leconte, représentant les Français de l’étranger, a déposé avec ses collègues socialistes une proposition de loi visant à réformer la gouvernance de La CFE qui a désormais besoin d’évoluer, pour tenir compte de la réforme de la représentation des Français de l’étranger introduite par la loi de juillet 2013 créant les conseillers consulaires, et pour faire évoluer sa gouvernance, qui mérite de mieux prendre en compte les préoccupations des assurés.

Ce texte qui était étudié ce matin dans l’hémicycle vient d’être rejeté par la majorité sénatoriale, ce que déplore évidemment le sénateur Jean-Yves Leconte qui indique que « la droite sénatoriale devra désormais assumer les conséquences de son manque de volonté politique à faire évoluer la gouvernance de la CFE ! »

Durant les débats,  le sénateur socialiste n’a pas manqué de rappeler au sénateur de droite Jean-Pierre Cantegrit :

« J’avais 10 ans, Monsieur Cantegrit, que vous étiez déjà dans cet hémicycle, alors je comprends que vous soyez convaincu que l’éternité vous appartient, surtout après trois décennies de présidence du conseil d’administration de la CFE, mais ce n’est pas le cas ! Il y a urgence à légiférer pour la protection sociale des Français résidant à l’étranger que nous représentons ».

L’actuel mandat des membres du conseil d’administration de la CFE prendra fin en octobre prochain, après avoir été prolongé d’une année par décret, et seule l’adoption de cette proposition de loi aurait permis aux nouveaux 440 conseillers consulaires d’élire les administrateurs à la CFE représentant les assurés.

« Refuser de voter ce texte, c’est refuser aux conseillers consulaires de choisir les administrateurs de la CFE, ce qui est inadmissible ! »  ajoute le sénateur Jean-Yves Leconte.

Les sénateurs de droite ont prétexté attendre les recommandations d’un rapport à venir de l’IGAS et l’IGF sur la CFE pour voter contre cette proposition de loi. Or, comme l’a souligné Jean-Yves Leconte « Ce prétexte est ridicule, il suffit de lire la lettre de mission confiée à l’IGAS et l’IGF pour constater que ce rapport ne portera absolument pas sur la gouvernance de la Caisse, qui doit évoluer sans attendre. Vous refusez à la CFE d’avoir un conseil d’administration renouvelé et légitime, à même de débattre des recommandations que l’IGAS et l’IGF pourront faire sur le fond de la réforme de la caisse. »

Enfin, répondant au sénateur del Piccha qui cita un passage du « Malade imaginaire » de Molière afin de justifier l’immobilisme de la droite sénatoriale, Jean-Yves Leconte le fit à son tour en indiquant « Les anciens, Monsieur, sont les anciens et nous sommes les gens de maintenant ».

Le texte de la proposition de loi :

http://www.senat.fr/leg/ppl14-205.pdf

La lettre de mission confiée à l’IGAS et l’IGF :

https://jeanyvesleconte.wordpress.com/2015/02/03/reforme-de-la-cfe-lettre-de-mission-adressee-a-ligas-et-ligf/

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s