notre compatriote Lydienne EYOUM enfin jugée par la Cour suprême du Cameroun le 9 juin prochain !!!

La Cour suprême du Cameroun s’est réunie jeudi 28 mai 2015 à Yaoundé, suite au pourvoi de Me Lydienne EYOUM, avocate franco-camerounaise, contre sa condamnation en septembre 2014. Elle était l’avocat des intérêts de l’Etat camerounais dans une affaire contre la SGBC, filiale franco-camerounaise de la Société Générale, avant qu’un accord entre l’Etat et la SGBC ne la conduise en prison.

C’est avec satisfaction qu’il faut constater que le délai entre l’enregistrement du dépôt du pourvoi à la Cour suprême et l’audience a été respecté. Le respect des règles à cette étape de la procédure constitue un signe d’espoir pour ceux qui attendent que la justice soit rendue par les juges de la Cour suprême car c’est là que les choses se décident. Croire à cela plutôt qu’à une grâce négociée dont le scénario est publié ici ou là, c’est croire à la justice.

Je sais combien, instruit par la détention provisoire très longue de Lydienne -plus de 4 ans avant la première audience de son procès- nombreux était ceux qui étaient inquiets de la date à laquelle la Cour suprême se réunirait. Le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire avait encore très récemment demandé au Cameroun des explications sur la détention de Lydienne EYOUM.

Ayant eu l’occasion de visiter Lydienne EYOUM en prison, je connais les conditions dans lesquelles elle est détenue depuis plus de 5 ans à la prison Kondengui de Yaoundé. Sa dignité, son intégrité physique, sa santé sont mises à l’épreuve tous les jours. La persévérance dont elle doit faire preuve pour rester invariablement rationnelle, réactive et digne inspire le respect tant il requiert de force morale. Cette force morale qui lui permet de continuer à crier son innocence.

Je n’ignore pas combien, jusqu’au bout, Lydienne a, dans le cadre de son activité d’avocat, défendu les intérêts de son client, l’Etat camerounais. J’avais, dans un courrier récent au Président de la Société Générale, confié mes interrogations sur le rôle de sa filiale dans cette affaire où il apparaissait qu’à de nombreuses reprises, l’argent de l’Etat camerounais restait sur les comptes de la SGBC et avait justifié le mandat d’un avocat pour recouvrer des sommes importantes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s