Ma présence aux deuxièmes rencontres des associations FLAM aux Etats-Unis (les 15 et 16 mai 2015 à Washington)

J’ai participé au regroupement des associations FLAM des Etats-Unis organisé le vendredi 15 mai dernier au lycée Rochambeau de Washington à l’initiative de notre Attaché culturel monsieur Mark Sherringham et de l’AEFE.

Initié en 2000 par Monique Cerisier ben Guiga, Sénatrice des Français de l’étranger, et de François Nicoullaud, alors Directeur Général de la Culture, de la Coopération internationale et du Développement (DGCCID) au Ministère des Affaires étrangères, le programme « Français LAngue Maternelle » a pour vocation à répondre à un besoin des Français vivant à l’étranger, mais ne scolarisant pas leurs enfants dans le réseau des établissements scolaires français à l’étranger. En effet, seul entre 1/4 et 1/3 des jeunes en âge d’être scolarisés le sont dans les établissements de l’AEFE. Et on constate au moment de la journée « défense et citoyenneté » une très forte proportion de Français vivant à l’étranger qui ne maitrisent pas la langue française…

Notre langue n’est pas juste un moyen de communication, c’est une langue en partage, une langue dont la maîtrise est importante pour se sentir totalement membre de la communauté nationale. Il est donc indispensable d’avoir des outils à disposition des parents français vivant à l’étranger pour qu’ils puissent, quelques soient leurs choix ou leurs contraintes, transmettre la langue française à leurs enfants.

Ne pas scolariser son enfant dans un établissement de l’AEFE peut avoir de multiples raisons : financière (même si les bourses essaient -de moins en moins bien- de compenser cela), projet de la famille pour une scolarisation de son enfant orientée dans le pays de résidence, volonté de trouver une solution respectant la bi-culturalité de l’enfant, ou tout simplement éloignement du lycée français…

Développer une offre alternative pour les jeunes scolarisés dans les écoles du pays d’accueil est dans ce cas une option intéressante, que de nombreux pays comme la Pologne ou la Bulgarie développent depuis déjà longtemps. C’est d’ailleurs dans les pays où le système d’enseignement est de bon niveau que les programmes FLAM se sont le mieux développés (cf carte ci-jointe des programmes FLAM).

Les offres développées par les associations faisant appel au programme FLAM répondent en particulier aux besoins des couples binationaux où la langue française n’est parlée que par l’un des parents. Où l’enfant vit dans un environnement où la langue française n’est pas une langue courante. Montrer à l’enfant que le français n’est pas une langue parlée par une seule personne, apprendre au jeune à lire et écrire une langue qu’il ne pratique qu’à l’oral avec l’un de ses parents, est indispensable à la bonne maitrise de la langue. C’est tout l’objet de ce programme.

Ce programme c’est donc une ligne de crédit, actuellement de 600 000 €, ouverte dans la Loi de finance permettant à l’AEFE d’aider des associations qui présentent un projet d’ « afterschool », de socialisation en Français, d’apprentissage du Français pour des enfants français. Même si, bien sûr, ces associations sont ouvertes à l’ensemble des francophones.

Les défis des associations sont nombreux :

  • Montrer que les groupes FLAM sont complémentaires -et non concurrents- avec les établissements scolaires homologués ;
  • Trouver un modèle économique viable après les 5 années maximales de versement d’une subvention de l’AEFE obligatoirement dégressive ;
  • Disposer d’intervenants de qualité et bien formés ;
  • Définir un cadre pédagogique et inscrire son action dans le cadre européen de référence des langues (utilisateur débutant A1-A2, utilisateur indépendant B1-B2, utilisateur expérimenté C1-C2).

Ce sont ces questions qu’ont évoquées 12 associations accueillant plus de 2500 jeunes -Philaflam, Boston, Seattle, EFBA San Francisco, Los Angeles, L’Ecole de Caroline du Nord, la French American Academy, EFGH Houston, Miami, Washington (Les classes du Samedi), EFNY New York, Parlez-vous Français- lors de cette réunion. Les expériences ont été partagées, comme les projets de manuel lancés par EFBA, de site intranet à Houston, de sport en français, de camps d’été, d’expérience pour rendre robuste le modèle économique de ces associations qui doivent apprendre à être autosuffisantes.

Les associations ont souligné enfin le besoin de pouvoir disposer même après les 5 premières années de possibilité de subvention sur des projets spécifiques. C’est important pour aider au développement mais aussi pour maintenir l’esprit « réseau » entre les associations et empêcher que, faute de subventions, elles sortent progressivement « des radars » et que chacune vive sa propre vie, sans échange avec les autres.

 

FullSizeRenderLien vers un article résumant le contenu des débats de cette conférence :

http://associations-flam.fr/regroupement_USA_2015

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s