Un an après le début du Maïdan…

M. Jean Bizet, président. – Je remercie notre collègue pour son excellente communication qui ouvre un vrai débat sur les relations avec la Russie.

M. Jean-Yves Leconte. – Je ne partage pas l’intégralité des positions de notre collègue sur la Russie et l’Ukraine, mais je reconnais que sur la responsabilité des Américains, je suis d’accord. Je souhaite toutefois souligner qu’en 1989 nous sommes sortis de Yalta et que nous ne devons pas y retourner. Aujourd’hui, les Russes et les Américains sont à Yalta. Je voudrais nuancer le propos de notre collègue et affirmer qu’aujourd’hui il y a une vraie rupture du côté ukrainien : pour eux, la Russie est redevenue l’ennemi historique. Effectivement nous avons été surpris par le résultat des élections : Porochenko perd du terrain, et Iatseniouk en gagne, mais Porochenko a toutefois une majorité pour gouverner. Dans les régions séparatistes, la situation est désastreuse, nous sommes loin de Maïdan. Les meneurs arrivés de l’extérieur sont mal perçus et la population a peur de parler. Sur la situation économique de la Russie, je tiens simplement à dire que les problèmes avaient commencé avant la crise en Ukraine et que Poutine fait croire à sa population que toutes les difficultés viennent des sanctions, ce qui est faux. La situation économique est proche de l’effondrement comme à la fin du mandat d’Eltsine. Nous savons que les sanctions nous font mal mais de toute manière nous ne pouvons plus travailler en confiance avec la Russie. Le processus de Minsk est caduc par la faute des Russes. À propos des sanctions, je regrette qu’elles soient prises sans l’avis des parlements nationaux et d’une manière aussi peu démocratique alors que les États-Unis les prennent avec l’accord du Congrès. Quant à l’accord d’association avec l’Ukraine, je signale que la partie commerciale est reportée d’un an. Enfin, mes chers collègues, je dois reconnaître, pour être allé sur place, que les séparatistes ont des méthodes terroristes. Je tiens à mentionner également l’affaire des visas biométriques qui ne manquera pas de gêner les Ukrainiens.

M. Jean Bizet, président. – Effectivement, je crois que notre commission doit se pencher sur la question des sanctions.

(…)

M. Jean Bizet, président. – Je vois que le débat se cristallise sur le problème des sanctions et de leurs dégâts collatéraux qui sont beaucoup plus difficiles à cerner. Je sais, par exemple, que l’Allemagne a été très réactive et qu’apparemment les Russes ne souffrent pas d’un manque d’approvisionnement grâce au canal de la Biélorussie.

 

M. Jean-Yves Leconte. – Si nous voulons faire oeuvre utile, il nous faut réfléchir dans l’absolu sur la manière dont nous sanctionnons.

 

M. Jean Bizet, présent. – Nous en parlerons en réunion de Bureau.

 

http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20141110/europ.html#toc3

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