Rencontre avec Michaëlle Jean

Michaëlle Jean, crédit photo : http://www.michaellejean.ca

Michaëlle Jean, crédit photo : http://www.michaellejean.ca

A l’initiative du Délégué général du Québec en France, j’ai eu l’occasion, avec quelques parlementaires, d’échanger avec Michaëlle Jean lors de son passage à Paris, le 9 octobre dernier.

Venue d’Haïti, installée au Canada en passant d’abord par le Québec, elle personnalise toute la diversité et l’attractivité de la francophonie. C’est une bonne nouvelle, mais aussi une nouvelle étape pour une organisation un peu sclérosée, qui n’a pas hésité à faire rentrer parmi ses membres un pays comme le Qatar qui n’a rien de particulièrement francophone, d’avoir une personne jeune, d’un dynamisme et d’un rayonnement certains, d’avoir la possibilité d’enregistrer une telle candidature pour le Secrétariat général de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Pour la première fois la campagne pour prendre la tête de cette organisation n’est pas fermée, cachée dans les couloirs d’un sommet. C’est une campagne ouverte où les candidats potentiels expriment publiquement leurs projets et leurs ambitions.

C’est en tout cas ce qu’a fait Michaëlle Jean lors de son passage à Paris. Elle parle de l’opportunité que représente l’Afrique pour le développement de la francophonie. Mais aussi le défi que la croissance démographique des pays francophones représente pour l’éducation dans ces pays. Or sans éducation il n’y aura pas de francophonie. Sans éducation, c’est toute une part de l’actuel espace francophone qui ne pourra pas bénéficier correctement des nouvelles opportunités qu’offre le numérique.

Nous parlons démocratie, alors que plusieurs chefs d’Etats africains se posent actuellement la question de quoi faire alors que leurs constitutions ne leur permettent pas de solliciter un troisième mandat (Kabila en RDC, Compaoré au Burkina, Boni Yayi au Bénin…). Besoin de surveiller les élections.

Nous parlons d’état de droit, des droits d’auteurs et du défi que représente le numérique.

Enfin nous parlons des réseaux, du besoin d’apprendre plusieurs langues pour, grâce à l’internet, mieux nous retrouver intégrés au sein de plusieurs réseaux qui appréhendent le monde de manière diverse. Ce qui permet de mieux le comprendre.

A la suite de cet échange, je me suis senti sous le charme de cette candidature, capable de donner un nouveau sens moins institutionnel, plus citoyen, à l’OIF et à la francophonie. Michaëlle Jean peut être le symbole de cela. Je mesure dans les pays d’Amérique du Sud ou d’Asie où les Alliances françaises se développent actuellement combien le Québec est un moteur de l’attractivité de la francophonie. Un moteur qui rend hommage à la diversité de l’espace francophone. Une candidature comme celle de Michaëlle Jean est une chance renforcer les échanges, les liens, les solidarités entre ceux qui ont la langue française en partage !

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