Commerce extérieur – Interpellation de N. Bricq par J.Y. Leconte, sénateur des Français de l’étranger

Marion Icard (lepetitjournal.com) – mercredi 6 février 2013

Depuis mai 2012, une nouvelle ère s’est ouverte pour l’hexagone. Dès lors, le quinquennat de François Hollande semble aller de pair avec un renouvellement des relations entre la France et son commerce extérieur. C’est dans ce contexte mouvant que le sénateur des Français de l’étranger a questionné la ministre en question; une ministre paraîssant être des plus optimistes pour les années à venir.

Jean-Yves Leconte, sénateur élu au titre des Français de l’étranger a interpelé, jeudi 31 janvier dernier, la ministre du commerce extérieur, Nicole Bricq, sur les conséquences du pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi qui fixe l’objectif d’un équilibre de la balance commerciale hors énergie pour 2017. Selon le sénateur, « l’objectif est très ambitieux » puisqu’il représente 25 milliards d’euros supplémentaires à l’export et nécessite de revenir sur le démantèlement du service public de soutien à l’exportation mis en place par le quinquennat Sarkozy. Il faut préciser que ce remaniement a déjà des conséquences sur la balance commerciale hexagonale.

L’homme politique français rappelle les mesures prises en ce début de quinquennat. Dès lors, un partenariat État-régions a été établi par le gouvernement Ayrault, reconnaissant les régions comme « pilotes de l’export ». La Banque publique d’investissement s’est vue également confiée la mission d’assurer le financement de l’internationalisation des entreprises françaises. En revanche, la politique du chiffre d’UBIFRANCE a été abandonnée au profit d’un suivi plus qualitatif de l’accompagnement des entreprises. Enfin, un ciblage pays-secteurs a été élaboré.

Malgré de nombreuses avancées dans le domaine du commerce extérieur, Jean-Yves Leconte a insisté sur deux points. Dans un premier temps, le sénateur soutient qu’il y a « urgence à assurer une complémentarité totale entre les acteurs de terrain », c’est-à-dire entre les chambres de commerce françaises à l’étranger, les communautés d’affaires et les institutions françaises comme UBIFRANCE… De plus, eu égard de l’isolement auquel doit faire face les ambassades, il est nécessaire de mobiliser tous les services de l’Etat en densifiant géographiquement le réseau UBIFRANCE. Le but est ainsi de « mieux coller aux besoins et spécificités d’un grand nombre de pays », et de rendre accessible un service de soutien à l’export sur place.

En réponse au sénateur, Nicole Bricq a évoqué les objectifs du gouvernement Ayrault qui a pour but « de réorganiser la manière de travailler d’UBIFRANCE », en privilégiant le qualitatif au quantitatif. Après avoir affirmé sa confiance en l’organisme, la ministre du commerce extérieur a rappelé la volonté du gouvernement à faire passer le nombre de volontaires internationaux en entreprise de 7 400 à 9 000. « Je salue la mobilisation et les réorientations qui sont annoncées, de même que le renforcement du rôle de l’État à l’export », a conclu le sénateur des Français de l’étranger. Cependant, Jean-Yves Leconte parle de « véritable révolution culturelle » en œuvre, révolution qui doit « remettre la production au centre de l’économie ».

 

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