Elections législatives à l’étranger: les conditions d’un succès

Plus de 300 candidatures, des réunions publiques sur l’ensemble de la planète, dans des lieux aussi disparates qu’une réunion d’appartement à Conakry ou un hôtel à Las Vegas : la place et le rôle des Français de l’étranger dans le débat démocratique national n’auront jamais été autant débattus que lors de ces élections législatives.

Avant même l’entrée dans cette campagne, quelques candidats furent durant des années des promoteurs de cette exigence d’une représentation parlementaire complète pour les Français de l’étranger. Je pense ici à Pierre-Yves Le Borgn qui défendait cette idée il y a plus d’une dizaine d’années à la commission de la réforme de ce qui était alors le Conseil Supérieur des Français de l’étranger (CSFE). Cette exigence venait de la mutation des profils des Français de l’étranger et d’une croissance importante du nombre de Français inscrits à l’étranger pour voter à l’élection présidentielle : autour de 250 000 en 1995, moins de 400 000 en 2002, moins de 900 000 en 2007, près de 1 100 000 cette année. Cette exigence, le CSFE, puis l’Assemblée des Français de l’étranger l’a porté jusqu’à son introduction dans la réforme constitutionnelle de 2008.

Logiquement, c’est le vote de demain qui signera la réussite ou l’échec de cette réforme qui témoigne de l’appartenance des Français de l’étranger à la Nation. La réussite, elle, repose sur deux conditions :

  1.  Voter beaucoup. Une participation significative sera essentielle malgré les difficultés du vote  l’étranger et les ratés du vote par correspondance. La baisse de la participation au vote électronique malgré les loupés technique du premier tour exige demain et dimanche une mobilisation importante pour réussir le vote à l’urne.
  2. Voter bien. Voter pour des candidats qui seront de fiers représentants des Français à l’étranger, connaissant nos problèmes. Des candidates et candidats  ayant une conception de ce que la France peut faire pour que les Français de l’étranger soient des Français à part entière. Des candidates et candidats souhaitant faire bénéficier les débats parlementaires et notre pays de la voix, de la valeur ajouté des Français de l’étranger, ce qui sera bien nécessaire pour assurer le redressement du pays, permettre à la France, à l’Europe de trouver leur place et leur rôle dans un monde globalisé.

Pour les candidats de gauche, ce second tour est l’aboutissement de belles courses de fond : engagements sur le terrain depuis des années, pour la plupart investitures gagnées lors de primaires au cours de l’année 2010 puis lancement des campagnes alors que les dispositions réglementaires organisant la campagne n’était pas encore fixées…

Par leur qualité, leur implication dans la vie de leurs communautés et leur connaissance du terrain, nos candidats sont à même de faire réussir cette réforme institutionnelle et de l’inscrire dans la durée.

Avec cette campagne, les Français de l’étranger ont pu vivre totalement leur engagement citoyen, grâce à l’ensemble des candidats et à leurs équipes de campagne.

Demain en Amérique, dimanche sur le reste de la planète, apportons notre pierre à la réussite du changement.

Montrons que les Français de l’étranger, en cohérence avec l’ensemble de leurs compatriotes, souhaitent donner au Président de la République les moyens de mettre en œuvre ses engagements, pour réconcilier la France avec ses valeurs républicaines et son avenir, pour permettre à chaque Française, chaque Français de trouver sa place dans notre communauté nationale.

Jean-Yves Leconte

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