Berlin Wall Street

Invité fin novembre par la Fédération des syndicats d’Ukraine et l’Institut du partenariat social en Ukraine à intervenir dans le cadre d’une conférence sur « Quels rôles pour la sociale-démocratie européenne et les syndicats, face à la crise globale ? », je vous retransmets ci-dessous les notes, rédigées, de mon intervention.

 (…) Le moment choisi pour cet échange est crucial, car la crise aujourd’hui frappe tous les pays. Les éléments déclencheurs, les premières conséquences peuvent sembler distincts d’un endroit à l’autre de la planète, et les effets de cette crise globale y seront plus ou moins graves. Mais ni personne, ni aucun système ne pourra probablement faire l’économie d’une remise en cause.

 Faire face à une crise, à cette crise, c’est d’abord faire face à un paradoxe.

 –          Chacun, là où il est, va d’abord essayer de se défendre, lui et sa famille, assurer sa survie, garantir autant que possible une sécurité que la société n’apparaît plus capable d’assurer. Réflexe naturel, indispensable mais dont le ressort reste profondément individualiste.

–          Mais cette crise est la conséquence d’un libéralisme sans contrôle qui a progressivement cassé la capacité des Etats, des pays, des nations, donc en particuliers de la démocratie à agir dans l’espace économique et social, glorifiant ainsi l’individualisme libéral comme moyen exclusif de progrès et d’émancipation.

 Ainsi, le réflexe naturel de chacun risque d’aggraver la crise plutôt que de participer à sa solution. Reconstruire les moyens d’une action collective crédible est donc la condition première à la sortie de crise. C’est la raison pour laquelle malgré ce qui est exprimé dans la plupart des discours que nous entendons ces derniers temps : le besoin de nouvelles règles de régulation et de contrôle de l’économie, des échanges internationaux et des entreprises, le processus qu’il convient d’engager est semé d’embûches, de chausse-trappes et d’attrape-nigaud. Car si l’analyse est juste, la condition première de son succès est d’être mise en œuvre par des équipes et des hommes ayant une crédibilité à mener cette nouvelle politique. Méfions-nous des nouveaux convertis, de ceux qui découvrent le mot « régulation », l’utilisent à tour de bras, le galvaude. Méfions-nous de ceux qui changent de discours aujourd’hui, pour en réalité ne rien changer demain.

 Berlin Wall Street

Nous changeons d’époque. Du « Fall of the Berlin Wall » en 1989 à Wall Street en 2008, ce sont les certitudes et les idées d’hier qui s’avèrent ne pas, ne plus, être adaptées à l’évolution du monde. Ne vivons pas 2008 comme une revanche sur 1989. Gardons-nous à gauche de crier victoire comme certain ont pu le faire à droite au début des années 90 voulant entraîner dans la tombe du communisme tous les socialismes. Ce sont en effet deux modèles, ou plutôt deux extrémismes, qui en 1989 et en 2008 ont faillit. On pourrait les qualifier ainsi : (1) Le socialisme non démocratique  (2) Le libéralisme déshumanisé. Ces deux qualificatifs étant d’ailleurs globalement interchangeables…

Le second échec n’est ni la revanche du premier, ni la fin de l’économie de marché. Ce sont en fait les deux faces les plus extrêmes du système productiviste, issu du XIXème siècle qui ont successivement montré leurs limites. Modèle qui ne mettait pas l’homme et son environnement au centre de ses préoccupations, au centre de son organisation.

Dans les deux cas nous nous apercevons qu’il y a avait un manque de capacité des hommes de peser démocratiquement sur l’organisation économique et sociale. Dans un cas tout simplement par manque de démocratie politique, dans l’autre parce que les Etats ont organisé eux-mêmes, progressivement, le démantèlement de leurs propres compétences, transmettant toujours plus au marché. Je pense ici à la politique industrielle, mais aussi à la protection sociale ou aux droits humains, dont en particuliers le droit à l’éducation, au logement ou au travail. Ainsi, même si un choix démocratique pouvait s’exprimer au niveau d’un pays, le nouveau pouvoir se retrouvait d’emblée dans des jeux d’accords et de coopération mondiale qui limitaient pour ne pas dire bloquaient ses marges de manœuvre. Cette observation n’est pas destinée à remettre en cause l’ensemble des échanges économiques internationaux et des accords mondiaux, qui ont apporté parallèlement beaucoup de prospérité et de stabilité dans plusieurs endroits du monde. Mais d’en observer sans concession les inconvénients pour tracer les actions correctives possibles.

 S’agiter ou agir ?

 Comme aucun responsable politique actuel ne souhaite laisser dans l’histoire une trace identique à celle de président Hoover lors de la crise de 1929, le risque qui nous guette n’est pas l’immobilisme confiant. Par manque d’une vision politique claire que personne n’a encore vraiment exprimé, probablement faute de maîtriser pour l’instant l’ampleur du phénomène de remise en cause qui est actuellement en œuvre et d’avoir des solutions, nous sommes plutôt menacés par un activisme désordonné et à crédit.

 A court terme, les efforts des Etats se sont concentrés sur les Banques. Il le fallait sans doute, car le château de carte de la finance, construits par des experts de plus en plus sophistiqués s’effondrait de toutes parts.

 –          Mais est-il acceptable que les aides publiques au système bancaire soit à ce point déconnectées de l’économie réelle ? Les Etats, en offrant un sursis à un secteur financier fragilisé par ses propres excès, sans concentrer son aide sur l’économie réelle n’assainissent pas la situation. Au contraire, car les banques reportent sur l’économie réelle les nouvelles contraintes qui leur sont imposées ( augmentation des coûts des prestations bancaires, allongement des temps de transferts internationaux, exigences de garanties complémentaires).

–          Pourquoi les règles strictes en matière d’aides publiques aux entreprises privées s’appliquent-elles avec beaucoup plus de rigueur lorsqu’il s’agit d’une compagnie aérienne, d’un chantier naval ou de l’industrie automobile… ? Et avec une très grande souplesse lorsqu’il s’agit de banques ?

–          Pourquoi des milliards sont-ils donnés aux banques pour soutenir le crédit aux entreprises, alors que le premier crédit des entreprises, c’est le crédit acheteur. Crédit assuré par un certain nombre d’assureurs (COFACE, Hermès…) qui doivent faire face actuellement à des retournements de conjonctures qui justifierait des aides au moins aussi importantes que celle accordées aux banques, car il en va du maintien de l’activité et de la relation de confiance entre des milliers d’entreprises ?

–          Pourquoi le FMI accorde-t-il une aide dans un pays, l’Ukraine, sans se préoccuper du hold-up que la classe dirigeante va faire sur ses propres citoyens et les entreprises de ce pays en manipulant les cours de changes dans les semaines qui vont suivre ? Et sans que la mesure des difficultés des banques et de leur supervision soit réellement prise en compte ?

–          Pourquoi les Etats par manque de moyens financiers s’engage t-il encore plus dans des partenariats public-privés, qui ne sont que des outils pour financer à crédit une absence de fonds propres alors qu’ils dotent en capital les établissements financiers sensés ensuite financer ces « PPP » ?

 Démocratie-Démocratie

 1989-2008. Les modèles ont faillit car ils étaient devenus autistes, faute de pouvoir être irrigués, renouvelés, corrigés par la respiration du débat et de la vie démocratique. Dans le système soviétique cette observation est une évidence. Dans notre système « libéral déshumanisé », nous avons bien entendu une démocratie dans la forme, mais son ingérence dans la sphère économique et sociale se limite de plus en plus à la gestion du tempo de la dérégulation, engendrant de plus en plus une déconnection entre le discours politique et la réalité, entre la volonté politique exprimée et la capacité d’action.

 Au XIXème et XXème siècle, les luttes sociales avaient pourtant réussi à mettre en place, progressivement en place un droit, une régulation sociale et des syndicats avec un rôle significatif. Les Parti sociaux-démocrates étaient l’expression politique de cette volonté de régulation, d’humanisation de la sphère économique et sociale. Mais à l’orée des années 80, mondialisation aidant, cette régulation s’est retrouvée progressivement remise en cause et ceux qui la promouvaient, en particuliers la gauche démocratique, n’ont pas réussi à offrir un renouvellement suffisant de leur modèle.

 Il convient donc de remettre la démocratie, avec de vraies marges de manœuvre dans le domaine économique et social, au cœur de la solution à la crise actuelle. Démocratie politique mais aussi démocratie sociale. Démocratie sociale qui doit s’exprimer dans les entreprises, dont les modes de gouvernance doivent évoluer (évolution de l’actionnariat des entreprises, rapports entre les dirigeants des grandes entreprises avec leurs actionnaires et leurs salariés, représentation des salariés dans les organes de management et la supervision des entreprises) mais aussi dans la mesure où c’est au niveau de la démocratie sociale que peut s’exprimer un niveau de compétence, de connaissance d’un secteur, d’un problème ou d’un besoin qui sera plus précis, mieux ciblé que s’il est traité exclusivement au niveau politique.

 Changer le libre échange

 Les observations précédentes ne doivent pas nous conduire à l’excès inverse conduisant au protectionnisme. Est-il raisonnable de fermer les frontières dans un monde où l’information circule en temps réel ? Comment rester indifférent à ce qui se passe au-delà de nos frontières ? Chinois, Indiens ou Africains ont-ils droit aussi au développement économique et social ? Et doit-on renoncer en prenant de lourds risques à ce que l’ensemble des économies mondiales ne se développent de la manière la plus harmonieuse et coordonnée possible ? L’état écologique du monde et ses enjeux oblige à formuler une réponse clairement positive à ces questions. Pense-t-on vraiment sérieusement défendre notre environnement et nos valeurs en prônant une fermeture ne serait-elle que partielle avec le reste de la planète ? Bref, l’acceptation de la globalisation est indispensable. L’accepter ne veut pas dire subir. C’est constater et rechercher les outils indispensables de coordination.

 Le libre échange n’est pas aujourd’hui sans limite. Des normes de qualités, de sécurité existent, pays par pays. Ces normes sont parfois si fortes qu’elles constituent encore aujourd’hui des entraves à la libre circulation des marchandises dans l’Union européenne. L’idée de mettre de normes sociales et environnementales revient souvent actuellement dans les propositions d’aménagement du libre échange et n’apparaissent pas comme utopique.

 En matière d’environnement il existe une norme internationale ISO 14000, un peu sommaire, mais qui a le mérite de tracer une méthode. Pourquoi ne s’appuie-t-on pas plus sur elle, quitte à la revoir progressivement, pour imposer des conditions de respects de l’environnement lors des processus de production et de circulation des biens ? Là encore il ne s’agit pas de s’inscrire contre la tentative de multilatéralisme que représente l’OMC, mais de faire évoluer ses principes et ses modes de prises de décision.

 Enfin, si les conditions sociales de production des biens devaient être une condition de la libre circulation de ceux-ci, cela ne devrait pas devenir un frein pour empêcher les pays les moins favorisés, ceux où les conditions de travail sont les plus médiocres, de s’intégrer aussi au marché mondial. Il faut voir cela comme un outil d’amélioration générale des conditions de travail empêchant tout nivellement pas le bas ou dumping social. Dans la définition de ces normes, les syndicats doivent avoir un rôle tout à fait central.

 Il est bien évident que la certification à des normes relatives aux conditions de productions son susceptibles d’être influencées par les conditions locales, en particulier par d’éventuelles corruptions. Cela est déjà vrai aussi aujourd’hui pour les certifications ISO 9000 et ISO 14000 ou celles qui garantissent le niveau de sécurité de tel ou tel produit. Instituer des systèmes de contrôles ne veut pas dire que l’on éradiquera ce type de dérive immédiatement, mais sans volonté de rentrer dans ce type de démarche, il est sûr que jamais nous n’améliorerons ces processus de certification qui sont d’indispensables compléments à la globalisation…

 Ukraine 2008

 Depuis 2004, l’Ukraine fait politiquement partie de l’Europe centrale. C’est un pays démocratique d’Europe centrale qui sur ce plan n’a rien a envier à plusieurs de ses voisins de l’Union européenne qui vivent de manière stable une instabilité politique, avec – pour rester politiquement correct – une « rivalisation sans tabou » entre les deux têtes de l’exécutif. Pologne, Hongrie dans une moindre mesure, vivent aussi cela. La Roumanie, la Slovaquie ou la Serbie l’ont vécu il y a peu. Il est préférable de faire cette observation, afin de répondre à ceux qui encore aujourd’hui placent l’avenir de ce pays entre le Caucase, la Russie et l’Asie centrale et ne voient pas l’avenir de ce pays au cœur du continent européen.

 Comme dans le reste de l’Europe centrale, le flux des capitaux étrangers a été important au cours des dernières années et a favorisé la croissance ainsi qu’une certaine euphorie. Ceci a été doublé en Ukraine par la hausse des prix de l’acier qui a permis à un outil de production obsolète et coûteux d’apporter de lourds bénéfices à ses propriétaires au cours des dernières années, ceci jusqu’à l’été 2008. La crise arrivant de l’ouest, les capitaux doivent revenir chez eux, et chaque pays doit faire face à sa propre situation et à ses fragilités. Et l’Ukraine doit faire face à deux dangers spécifiques :

 (1)   Contrairement aux autres pays d’Europe centrale, aucune perspective européenne sérieuse n’a été offerte au pays. Perspectives qui imposent une certaine discipline au niveau du fonctionnement de l’Etat (Note de janvier 2008 : La perspective européenne offerte à la Serbie en 2008 a fait évoluer favorablement le pays malgré la déclaration d’indépendance du Kosovo et sa reconnaissance par de nombreux pays qui a constitué un choc pour la population. Il conviendrait de faire pareil avec l’Ukraine ; La crise gazière du début de l’année est l’une des causes de cette position européenne face à l’Ukraine. Elle a encouragé la Russie à toutes les audaces et certains pays de l’Union européenne ont payé cash, en pleine vague de froid ce manque de courage politique de l’Union lors de la présidence française)

(2)   Faute d’être dans l’Union, l’Ukraine ne peut compter sur la solidarité financière européenne de la même manière que, par exemple, la Hongrie.

 L’absence de liaison forte avec l’Union européenne, liée à une classe politique auquel il manque parfois le sens de l’intérêt général, voici le problème que l’Ukraine a aujourd’hui. Elle se retrouve à la périphérie d’une Union qui va tenter d’esquisser des réponses à la crise. Mais elle est plus faible, reste seule et doit trouver par elle-même les moyens de sortir de la crise.

 C’est ainsi que l’on doit aborder ici le sujet de l’avenir de l’Union européenne, de ses frontières, de sa structure. Compte tenu de la force de l’influence de l’Union sur l’ensemble du continent européen, sa responsabilité va au-delà des seuls états-membres. Elle s’étend à l’ensemble de ses voisins qui sont directement touchés par les évolutions de celle-ci.

 Un nouveau cycle pour l’Europe

 La crise a révélé certaines des insuffisances des constructions communautaires précédentes, entre les banques centrales nationales, la BCE et les Etats-membres. Tant en termes de supervision des banques qu’en termes de conduite de la politique économique. Malgré ces insuffisances et ces risques, l’Euro sort pour l’instant légitimé de la crise, car l’affaiblissement des monnaies d’Europe centrale, scandinave et de la livre sterling, bref de toutes les monnaies qu’il faut bien qualifier de « périphériques » a montré à ceux qui hésitaient encore l’intérêt de s’amarrer à la monnaie unique. Mais l’Euro est face à un risque lourd : Les garanties nationales offertes par les Etats aux banques sont susceptibles, si elles devaient être mises en œuvres suite à des faillites bancaires, pourraient provoquer des déséquilibres de déficits publics entres les pays de la zone euro. Dans cette période où le risque national-protectionniste rôde, cela engendrerait probablement de lourds conflits entres les pays disposant de la même monnaie.

 L’intégration européenne est la conjugaison de deux processus :

 –          Un processus de solidarité, de nature « social-démocrate » qui s’appuie sur les fonds structurels, qui favorise la solidarité entre les pays et les régions favorisée et les régions les moins favorisées. Il part de l’observation qu’en investissant dans les infrastructures et le « patrimoine humain » des parties les moins favorisées de l’Union, un phénomène d’entraînement engendre plus d’activités et de nouvelles opportunités pour les régions les plus favorisées. Ce processus fonctionne encore bien, mais la crise actuelle et l’accélaration de la mondialisation libérale rend moins visible les avantages de l’élargissement de 2004. A la fin des années 90, avec une conjoncture favorable, la bonne « digestion » de l’élargissement ibérique, et l’entrée de quelques pays « riches », ce processus avait atteint son apogée. Depuis, l’absence de discours positif sur les avantages des derniers élargissements de 2004 et 2007, ce processus est perçu à l’ouest comme un moyen de faire payer par la vieille Europe le développement de l’Europe centrale. Il n’est plus populaire et la crise actuelle ne va rien arranger. Pourtant, techniquement, ce processus constitue encore aujourd’hui la force de l’Europe, et il fonctionne.

–          Un processus de dérégulation, qui a été plus long à mettre en place car il est arrivé plus tard dans l’arsenal communautaire. Il touche de plein fouet aujourd’hui l’avenir des anciennes entreprises de services publics des Etats-membres. Ce processus montre aujourd’hui ses limites, il s’inscrit en totale contradiction avec l’air du temps (Voir encore ici la « raison d’Etat Gazprom », les politiques publiques des autres puissances mondiales en matières énergétiques ou de transport ou l’absence de régulation publique dans la finance). Il est temps de s’inscrire en rupture de cette politique.

 L’Europe est le bon niveau pour apporter des corrections éthiques au libre échange, au moins en ce qui nous concerne. Nous sommes un marché suffisant pour imposer ce type de règle. Et il est essentiel de le faire avec deux niveaux d’exigences : (1) Un premier pour l’accès au marché européen, (2) Un second, plus restrictif pour l’accès aux marchés publics européens, qui ne sauraient continuer à être attribué au moins disant sans que des conditions sociales et environnementales soient posées aux fournisseurs potentiels.

 Conclusion

 La crise appelle aujourd’hui à redonner du sens et de la crédibilité à l’action collective. A tourner la page d’une démocratie consumériste et superficielle et d’ouvrir celle d’une démocratie active, c’est à dire engagée, participative et de tous les instants. D’une démocratie qui marche sur ses deux jambes : la jambe politique, avec son rythme, ses règles, ses mandats, ses forces politiques qui portent des projets = mais une démocratie politique dont il faut redéfinir les espaces d’expression (je pense ici en particuliers à l’Europe fédérale mais il faudra probablement aller au delà) = et la jambe sociale, qui est une démocratie de tous les instants, plus diffuse, plus immédiate, qui conjugue, confronte, les intérêts de ses acteurs avec des vues plus générales, assurant une meilleure circulation de l’information et de l’expertise entre les niveaux politiques et les niveaux économiques et sociaux.

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